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Comprendre, Agir, Nettoyer après Diogène
Vous êtes face à un logement devenu insalubre, Vous voulez aider une personne qui garde tout et ne jette rien ?

Nova Clean Diogène intervient partout en France pour remettre en état les lieux les plus dégradés, pour le nettoyage de syndrome de Diogène, d'appartement insalubre ou suite à l’accumulation extrême. Service humain, discret et professionnel, pour redonner vie aux lieux et soulager les proches.

Nettoyage syndrome de Diogène dans le Val-d’Oise 95 : désencombrement, désinfection et accompagnement humain

Le syndrome de Diogène, dans la vraie vie, ce n’est pas juste un logement encombré. C’est souvent une situation qui s’est installée lentement, avec un mélange de fatigue, d’isolement, de troubles psychiques, parfois de dépression, parfois de troubles cognitifs, parfois d’addictions, et presque toujours une honte énorme qui bloque toute demande d’aide. Dans le Val-d’Oise, département dense et très urbanisé autour de Paris, avec une population de plus de 1,27 million d’habitants, les situations de logements dégradés existent aussi bien en centre-ville qu’en pavillonnaire et en copropriété.

Nova Clean Diogene intervient dans tout le 95 pour le nettoyage Diogène : désencombrement, tri, évacuation, nettoyage en profondeur, désinfection, traitement des odeurs, remise en état, et coordination avec les proches, les bailleurs, les syndics ou les acteurs sociaux quand c’est nécessaire. L’objectif n’est pas seulement de rendre un logement propre sur le moment, mais de le rendre à nouveau vivable, sécurisé et acceptable pour un retour à une vie plus stable, sans rajouter de violence à une personne déjà en difficulté.

Le Val-d’Oise 95 : un contexte où les situations se voient vite et s’aggravent vite

Dans le 95, beaucoup de logements sont en immeubles, en copropriétés, ou dans des ensembles où les nuisances se repèrent rapidement : odeurs dans les parties communes, insectes qui migrent, sacs déposés sur le palier, fuites, humidité, risque incendie. Les grandes villes les plus concernées par le volume de demandes, parce qu’elles concentrent habitants et logements, sont souvent Argenteuil, Cergy, Pontoise, Sarcelles, Garges-lès-Gonesse, Franconville, Ermont, Eaubonne, Taverny, Herblay-sur-Seine, Bezons, Montigny-lès-Cormeilles, Deuil-la-Barre, Domont, Gonesse, Goussainville, Saint-Ouen-l’Aumône. Dans les communes plus résidentielles, la situation reste parfois invisible plus longtemps, jusqu’à l’alerte d’un voisin, d’un facteur, d’un proche, d’un professionnel de santé, ou après un événement déclencheur (hospitalisation, décès, chute, incendie domestique).

Dans ce contexte, agir tôt change tout : moins il y a de déchets, moins les nuisibles s’installent, moins les surfaces sont attaquées, moins la remise en état coûte cher, et moins la personne se sent envahie par l’idée que c’est irréversible.

Les signaux concrets qui indiquent qu’un nettoyage Diogène devient urgent

On hésite souvent trop longtemps parce qu’on se dit que la personne a juste besoin d’un coup de ménage. En pratique, certains signaux montrent qu’on n’est plus sur un ménage classique :

  • Circulation difficile ou impossible : couloirs étroits, pièces inutilisables, accès aux fenêtres bloqué, issues encombrées.

  • Cuisine hors service : évier inaccessible, plaques recouvertes, frigo inutilisable, aliments avariés.

  • Salle de bains impraticable : sanitaires obstrués, absence d’eau chaude, moisissures, dépôts, odeurs persistantes.

  • Déchets en sacs ou en tas, parfois mélangés à des textiles, papiers, emballages, restes alimentaires.

  • Présence de nuisibles : cafards, mouches, mites alimentaires, punaises de lit, rongeurs.

  • Odeurs fortes : ammoniac (urines), putréfaction, moisi, renfermé gras, fumée, animaux.

  • Risques immédiats : installations électriques cachées, multiprises sous piles, bougies, chauffage d’appoint entouré de papier, risque de chute, risque infectieux.

Dès qu’il y a un risque de chute, un risque incendie, ou un risque sanitaire, il faut envisager une intervention structurée, avec équipements, tri, évacuation réglementaire et désinfection.

Comment se déroule une intervention Nova Clean Diogene dans le 95

Une intervention Diogène réussie, ce n’est pas une équipe qui arrive et jette tout. C’est une méthode, avec une vraie posture humaine. Dans le Val-d’Oise, les situations impliquent souvent un syndic, un bailleur social, un voisinage proche, parfois une procédure, parfois un suivi social. Notre manière de faire vise à réduire les tensions tout en avançant vite.

1) Évaluation sur place et sécurisation

On commence par une visite technique : volume d’encombrement, typologie des déchets, état des sols et murs, présence de nuisibles, risques électriques, accès, stationnement, contraintes d’immeuble, ascenseur, caves, parties communes. On identifie aussi les points de sécurité : issues, fenêtres, ventilation, eau, électricité.

Si nécessaire, on met en place une sécurisation : zones de passage, protection des parties communes, bâchage, ventilation, masques adaptés, gants, combinaisons, et protocole de circulation des sacs pour éviter de salir les couloirs.

2) Tri concret, avec règles simples et respect

Le tri est l’étape la plus sensible. Dans un logement Diogène, tout peut avoir une valeur affective. On avance avec des règles claires, décidées dès le départ avec la famille, le tuteur, ou la personne si elle peut participer :

  • Une zone à garder, clairement identifiée (papiers administratifs, photos, objets de valeur).

  • Une zone à décider plus tard (objets sentimentaux, souvenirs, documents non triés).

  • Une zone à jeter sans discussion (déchets souillés, aliments, cartons humides, textiles infestés, emballages).

  • Une zone à donner ou recycler quand c’est réaliste (vêtements propres, livres en bon état), en gardant en tête que dans un contexte Diogène, la priorité est la sécurité sanitaire, pas l’optimisation parfaite.

On évite l’erreur la plus fréquente : vouloir trier comme dans une maison ordinaire. Ici, il faut trier vite, proprement, et surtout rendre l’espace respirable.

3) Désencombrement et évacuation des déchets

On évacue progressivement, en gardant des passages libres. L’évacuation peut inclure déchets ménagers, encombrants, verre, cartons, textiles, déchets souillés, parfois déchets nécessitant une filière spécifique. Le tout se fait en respectant les règles locales de salubrité et d’évacuation, et en évitant tout dépôt sauvage qui pourrait aggraver la situation et créer un litige de voisinage.

4) Nettoyage approfondi, dégraissage, détachage, remise au propre

Une fois les volumes sortis, le vrai travail visible commence : sols, plinthes, murs lessivables, cuisine, sanitaires, surfaces encrassées, dépôts gras, poussières épaisses, moisissures. On adapte les produits et techniques à la matière : carrelage, parquet, lino, peinture, faïence, inox. Sur certaines situations très avancées, une remise en état (dépose de revêtements, reprise peinture) peut être nécessaire après la phase de nettoyage.

5) Désinfection, traitement des odeurs et assainissement

Quand il y a souillures, nuisibles, urine, décomposition, ou simple charge bactérienne élevée, la désinfection n’est pas une option. On utilise des protocoles adaptés, et on travaille aussi l’odeur : neutralisation, nettoyage des supports, ventilation, parfois traitement complémentaire selon le diagnostic.

6) Coordination nuisibles : punaises, cafards, rongeurs

On ne promet jamais qu’un seul passage règle tout, parce que la réalité dépend du niveau d’infestation et de l’immeuble. En revanche, on peut organiser la séquence logique : d’abord désencombrer pour enlever les cachettes, ensuite traiter, puis nettoyer et sécuriser. Le but est d’éviter l’échec classique : traiter un logement encore rempli, ce qui laisse des refuges et provoque une réinfestation.

Budget : combien coûte un nettoyage Diogène dans le Val-d’Oise

Le budget varie énormément, et c’est normal : un studio encombré depuis 6 mois n’a rien à voir avec une maison de 120 m² saturée depuis 10 ans. Pour aider à se repérer, voici des repères réalistes, à ajuster selon la situation :

Les postes qui font varier le prix

  • Volume à évacuer : nombre de m³, nécessité de bennes, distance de portage, étages.

  • Niveau de saleté : poussière, graisse, moisissures, souillures biologiques.

  • Nuisibles : présence et type d’infestation.

  • Remise en état : dépose de sols, dépose de meubles, reprise peinture.

  • Accès : stationnement, ascenseur, couloirs, contraintes de copropriété.

  • Urgence : intervention sous 24-48 h, astreinte, coordination bailleur/syndic.

Fourchettes de prix souvent constatées

  • Désencombrement léger à modéré + nettoyage approfondi : souvent entre 30 et 60 € / m² selon contraintes.

  • Diogène sévère avec déchets, souillures, désinfection, odeurs : souvent entre 60 et 120 € / m².

  • Diogène extrême avec évacuation massive, nuisibles, remise en état partielle : au-delà de 120 € / m², selon travaux nécessaires.

Pour une estimation concrète :

  • Studio 20-30 m² : fréquemment 900 à 3 500 € selon volume et état.

  • Appartement 50-70 m² : fréquemment 2 500 à 8 000 €.

  • Maison 90-120 m² : fréquemment 6 000 à 18 000 € ou plus si remise en état.

Ces montants deviennent beaucoup plus lisibles après une visite, car deux logements de même surface peuvent avoir des coûts multipliés par 5 selon la quantité réelle à sortir et l’état des supports.

Astuce simple pour éviter le dérapage budgétaire

Quand la famille est dépassée, le bon réflexe est de découper en objectifs clairs :

  1. Sécuriser (accès, issues, risques)

  2. Sortir le gros volume

  3. Rendre cuisine et salle de bains fonctionnelles

  4. Faire le beau ensuite

Cette logique réduit le stress, évite les décisions hâtives sur les objets, et permet parfois d’étaler l’intervention en plusieurs phases.

Cadre réglementaire et règles locales de salubrité dans le 95

Dans le Val-d’Oise, comme ailleurs, la salubrité et l’hygiène s’appuient sur des règles nationales et sur le règlement sanitaire départemental. Le Règlement sanitaire départemental du Val-d’Oise rend applicables des prescriptions d’hygiène et de salubrité sur l’ensemble des communes du département.

Ce que ça change concrètement pour une situation Diogène :

  • Le maire peut être saisi quand une situation crée un risque pour la salubrité publique, notamment si elle impacte l’immeuble, les voisins ou la voie publique.

  • En copropriété, le syndic intervient souvent dès qu’il y a nuisances, odeurs, insectes, infiltration, ou risque incendie.

  • En location, le bailleur peut demander la remise en état et la fin des troubles de voisinage, et un accompagnement social est fréquemment utile pour éviter que ça devienne uniquement un conflit juridique.

  • L’abandon de déchets, le dépôt sauvage et la mise en danger d’autrui peuvent entraîner des procédures ; d’où l’intérêt d’une évacuation propre, tracée et conforme.

Pour les questions de santé environnementale, de nuisances et de salubrité, l’ARS dispose d’une délégation territoriale dans le Val-d’Oise, basée à Cergy, et peut être un interlocuteur institutionnel dans certains dossiers complexes.

Les aides locales et les relais concrets dans le Val-d’Oise

Un nettoyage Diogène est parfois finançable en partie, ou au moins rendable possible, si on active les bons relais. Il ne s’agit pas de promettre une prise en charge automatique, mais de savoir qui contacter, dans quel ordre, et avec quels documents.

Le Département du Val-d’Oise et l’accompagnement social

Le Conseil départemental organise l’action sociale et l’accompagnement des personnes en difficulté via ses services sociaux. C’est souvent l’entrée la plus utile quand la situation mêle logement, santé, isolement, dettes, ou besoin de protection.

Dans la pratique, un travailleur social peut aider à :

  • Évaluer le risque et la situation globale.

  • Monter des dossiers d’aide (logement, dettes, énergie).

  • Coordonner avec un bailleur social ou un établissement de santé.

  • Orienter vers une mesure de protection si nécessaire.

Le Fonds de Solidarité Logement dans le 95

Le Fonds de Solidarité Logement du Val-d’Oise est un dispositif destiné aux ménages qui ont des difficultés pour accéder ou se maintenir dans un logement. Dans certains cas, il peut intervenir sur des aides liées au logement et aux impayés, et l’accompagnement social lié au logement peut être mobilisé.

Même quand l’aide ne finance pas directement le nettoyage, elle peut débloquer une situation : éviter une expulsion, régulariser des dettes, permettre un relogement, ou stabiliser la personne. Et une situation stabilisée rend le nettoyage utile et durable.

La MDPH du Val-d’Oise quand il y a handicap ou perte d’autonomie

Quand la personne a un handicap reconnu ou une perte d’autonomie, la MDPH peut être un passage clé : elle ouvre des droits, des prestations, et surtout une reconnaissance qui permet parfois d’obtenir un accompagnement adapté.

Les points conseil budget et les accompagnements financiers

Dans un dossier Diogène, les finances sont souvent un nœud : dettes, frais en retard, comptes bloqués, interdits bancaires, factures énergie. Le Point Conseil Budget de l’UDAF 95 accompagne les personnes pour remettre de l’ordre et trouver des solutions.

C’est utile avant et après le nettoyage, pour éviter un retour rapide à la crise.

CCAS et France Services : les portes d’entrée de proximité

Dans les villes du Val-d’Oise (Argenteuil, Sarcelles, Cergy, Pontoise, Franconville, Ermont, Taverny, Gonesse, Garges-lès-Gonesse, etc.), le CCAS est souvent le premier relais quand une famille ne sait plus à qui parler. Il peut orienter vers un travailleur social, un service logement, une aide d’urgence, ou une association locale.

France Services est aussi une porte d’entrée pour les démarches administratives (CAF, retraite, impôts, santé), très utile quand la personne n’ouvre plus son courrier et que les dossiers s’empilent.

Contacts utiles locaux dans le 95 : administratifs, sociaux et santé

Voici des interlocuteurs qui reviennent souvent dans les situations de logement insalubre, d’isolement, ou de détresse psychique dans le Val-d’Oise.

ARS Île-de-France, délégation territoriale du Val-d’Oise

La délégation territoriale de l’ARS dans le Val-d’Oise est basée à Cergy, avec un numéro de contact public.

DDPP Val-d’Oise

La Direction départementale de la protection des populations (DDPP) du Val-d’Oise affiche un numéro de contact.

Soutien psychologique et entourage : UNAFAM 95

L’UNAFAM Val-d’Oise accompagne les familles et proches confrontés à des troubles psychiques, avec écoute, groupes, informations et orientation. Les coordonnées de la délégation 95 sont publiées sur le site de l’association.

Maladie d’Alzheimer et troubles cognitifs : France Alzheimer Val-d’Oise

Quand l’accumulation est liée à des troubles cognitifs, l’entourage se retrouve souvent seul et épuisé. France Alzheimer Val-d’Oise propose un accueil et des dispositifs de soutien ; l’adresse et un numéro sont publiés.

Hôpitaux du territoire pour orientation et psychiatrie

Dans le Val-d’Oise, plusieurs hôpitaux jouent un rôle central selon les secteurs et les situations :

  • Centre hospitalier d’Argenteuil (Victor Dupouy) : standard public disponible.

  • Centre hospitalier de Gonesse : standard public disponible.

  • Centre hospitalier René-Dubos à Pontoise : coordonnées publiques disponibles.

En cas d’urgence vitale : 15 (SAMU) ou 112. En cas de détresse psychique avec risque suicidaire : 3114 (numéro national, 24/7). Même si c’est national, c’est un réflexe concret et immédiat quand une situation dégénère.

Conseils très concrets pour une famille : comment agir sans aggraver la situation

Parler du logement sans humilier

Les phrases qui bloquent tout : tu es sale, tu as gâché ta vie, tu nous fais honte, on va tout jeter. Même si la colère est compréhensible, ces phrases ferment la porte.

Les phrases qui ouvrent : on est inquiet pour ta sécurité, on veut que tu puisses cuisiner et te laver, on va avancer par étapes, tu gardes la main sur ce qui compte pour toi, on s’occupe du sale et du dangereux d’abord.

Fixer un objectif simple plutôt qu’un grand nettoyage total

Exemples d’objectifs réalistes :

  • Rendre l’évier accessible et la plaque utilisable.

  • Libérer l’entrée et une issue.

  • Remettre les toilettes en état de fonctionnement.

  • Faire une seule pièce refuge propre.

Quand l’objectif est trop grand, la personne se fige et vous aussi.

Documenter sans espionner

Pour un devis et pour des démarches (assurance, bailleur, suivi social), quelques photos datées peuvent aider. Faites-le en accord avec la personne si possible. Si ce n’est pas possible, faites-le avec prudence, uniquement pour sécuriser, pas pour prouver ou exposer.

Éviter le piège du tri administratif au milieu des déchets

Dans beaucoup de logements Diogène, il y a des papiers partout. Les proches passent des heures à fouiller et se brûlent. La méthode la plus efficace :

  • Ramasser tous les papiers dans des bacs.

  • Les sortir de la zone sale.

  • Trier au propre plus tard, sur une table, avec des gants si nécessaire.

Penser à l’après : sinon, ça revient

Après une remise en état, on conseille souvent un plan minimaliste :

  • Une seule poubelle principale + une petite poubelle salle de bains.

  • Un jour fixe hebdo pour sortir les sacs.

  • Un passage régulier d’une aide à domicile si possible.

  • Une règle de stockage : rien au sol, tout dans des bacs fermés.

  • Un rendez-vous social ou santé quand il y a isolement ou troubles.

Ce n’est pas parfait, mais c’est stable.

Étude de cas détaillée à Argenteuil : remise en état d’un T3 en copropriété

Cas réel typique, présenté de façon anonymisée pour respecter la confidentialité.

Situation de départ

Dans un quartier résidentiel d’Argenteuil, un T3 en copropriété au 3ᵉ étage commence à générer des plaintes : odeurs dans la cage d’escalier, mouches, puis apparition de cafards dans un appartement voisin. Le syndic contacte la famille après plusieurs signalements. La personne, un homme d’une soixantaine d’années, vit seule depuis un deuil, a coupé progressivement les contacts, n’ouvre presque plus ses volets, refuse toute visite. La famille n’habite pas loin (côté Bezons et Colombes) mais n’arrive plus à entrer.

Le déclic arrive après une chute et une courte hospitalisation : l’hôpital demande un retour à domicile sécurisé. Sans action, le retour est compromis et le risque de procédure en copropriété augmente.

Diagnostic sur place

À l’ouverture, on trouve :

  • Entrée encombrée de sacs et cartons, passage étroit.

  • Cuisine saturée : évier inaccessible, présence d’aliments avariés, couches de graisse.

  • Salle de bains utilisable mais très encrassée, odeurs fortes.

  • Salon rempli de piles de journaux, textiles, emballages.

  • Chambre partiellement accessible, matelas taché.

  • Début d’infestation de cafards, surtout cuisine et pièces d’eau.

  • Pas de dégâts structurels majeurs, mais sols collants et surfaces attaquées.

Objectif prioritaire : rendre les zones d’hygiène et de repas fonctionnelles, stopper l’infestation, réduire les odeurs, et sécuriser la circulation.

Stratégie décidée avec la famille et le principal intéressé

Le point délicat : la personne refuse qu’on jette ses journaux. On ne force pas. On négocie un compromis concret :

  • Une pile “à garder” limitée à une zone définie du salon.

  • Tout ce qui est au sol dans l’entrée et la cuisine sort.

  • Tous déchets souillés sortent sans discussion.

  • Les papiers administratifs vont dans un bac dédié.

On explique clairement que sans cuisine et sans sanitaire propre, il ne peut pas rentrer de l’hôpital. Ce cadre factuel est souvent plus efficace que l’argument moral.

Déroulé de l’intervention

Jour 1 : sécurisation et désencombrement du gros

  • Protection des parties communes, organisation des flux de sacs.

  • Libération de l’entrée et des accès.

  • Évacuation des déchets alimentaires et sacs souillés en priorité.

  • Mise à l’écart des documents dans des bacs.

Jour 2 : désencombrement fin + nettoyage cuisine et salle de bains

  • Dégraissage intensif des surfaces.

  • Nettoyage/détartrage des sanitaires.

  • Début traitement des odeurs par nettoyage des supports (pas par parfumage).

  • Préparation du logement pour passage nuisibles.

Jour 3 : désinfection et finitions, remise en état légère

  • Désinfection ciblée des zones à risque.

  • Nettoyage complet des sols, plinthes, points de contact.

  • Mise en place d’un aménagement simple : zone repas dégagée, zone couchage propre.

En parallèle, coordination avec le syndic pour rassurer sur la reprise en main, et consignes strictes à la famille : ne pas re-rentrer avec des sacs au cas où, ne pas suréquiper l’appartement, et prévoir un suivi.

Résultat et plan de stabilisation

Le logement redevient vivable : cuisine utilisable, sanitaires propres, circulation normale, odeur fortement diminuée, et plan anti-nuisibles enclenché. Le retour à domicile est possible.

On remet à la famille une liste simple de points d’entretien, et surtout une règle : si les sacs recommencent à s’accumuler, on réagit à 10 sacs, pas à 100. La famille prend aussi contact avec un relais associatif pour ne plus porter seule le poids de la situation.

Ce qui fait la différence sur un dossier Diogène dans le 95

  • Aller vite sur la sécurité (incendie, chutes, hygiène) sans rentrer dans le conflit affectif.

  • Protéger le voisinage et la copropriété : cela réduit les tensions et les menaces de procédure.

  • Ne pas traiter l’odeur sans traiter la cause : déchets, supports, ventilation, humidité.

  • S’appuyer sur les relais : service social, FSL, MDPH si nécessaire, associations de proches, structures de santé.

  • Prévoir un après minimaliste : sans stabilité, le logement se re-sature.

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