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Comprendre, Agir, Nettoyer
Vous êtes face à un logement devenu insalubre, vous voulez aider une personne qui garde tout et ne jette rien ?

Nova Clean Diogène accompagne les familles, proches, propriétaires et professionnels dans les situations de syndrome de Diogène, d’insalubrité, d’accumulation extrême ou de logement très dégradé, avec une intervention humaine, discrète et professionnelle.

Nettoyage Diogène : comprendre, aider et remettre un logement en état

Besoin d’aide face à un logement encombré, insalubre ou difficile à gérer ?
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Syndrome de Diogène à Marseille : comprendre et accompagner

syndrome Diogène Marseille

Découvrir qu'un parent, un voisin ou un ami vit à Marseille dans un logement submergé d'objets, replié sur lui-même et parfois insalubre, laisse rarement indifférent. Le syndrome de Diogène est mal connu, souvent réduit à un problème de saleté, et l'entourage ne sait presque jamais comment réagir. Cette page a été conçue pour aider : expliquer clairement ce qu'est ce trouble, apprendre à en repérer les signes, proposer des façons d'en parler à la personne sans la brusquer, et indiquer vers quels interlocuteurs se tourner à Marseille. Elle s'appuie sur l'expérience de terrain de Nova Clean Diogène et sur les dispositifs publics existants, sans jugement.

Ce contenu est informatif. Il ne remplace ni un avis médical, ni un accompagnement social ou juridique. En cas de danger immédiat, composez le 15, le 17 ou le 18.

Ce que recouvre vraiment le syndrome de Diogène

Identifié au milieu des années 1970, le syndrome de Diogène décrit un ensemble de comportements observés chez des personnes vivant dans un isolement et une négligence extrêmes. Le nom emprunté au philosophe grec Diogène de Sinope, qui revendiquait le dépouillement, prête à confusion : les personnes concernées ne font pas ce choix, elles subissent une situation qui leur échappe, le plus souvent sans en avoir conscience.

Il ne s'agit pas d'une maladie unique mais d'un faisceau de manifestations qui se combinent fréquemment : une négligence sévère de soi et du cadre de vie (l'incurie), un repli social marqué, un refus d'aide et, souvent, une accumulation d'objets, de nourriture ou de déchets. Un élément revient presque toujours : la personne ne considère pas son état comme un problème. Cette absence de prise de conscience n'a rien d'un entêtement volontaire ; elle rend l'accompagnement plus difficile et nourrit le désarroi des proches. À ne pas confondre, enfin, avec le simple trouble de l'accumulation, centré sur l'entassement d'objets sans la négligence de soi qui caractérise le syndrome de Diogène.

Les signes qui doivent attirer l'attention

Aucun signe isolé ne permet de conclure ; c'est leur cumul et leur évolution dans le temps qui doivent alerter. Reviennent souvent un logement de plus en plus encombré, au point de bloquer les déplacements, des déchets non évacués, parfois des nuisibles, une hygiène corporelle qui se dégrade, un retrait progressif (la personne ne reçoit plus, refuse les visites) et un refus répété de toute aide. À Marseille, l'alerte part fréquemment du voisinage ou de la copropriété, gênés par des odeurs, des nuisibles ou un risque pour l'immeuble, avant même que la famille ne mesure la gravité de la situation.

Pourquoi il est si difficile d'en parler

Ce trouble prospère dans le silence. La personne concernée vit souvent dans le déni et éprouve, en sourdine, une honte qui la conduit à fermer sa porte plutôt qu'à demander de l'aide. Les proches, de leur côté, redoutent de blesser, de rompre le lien ou d'empirer les choses par une intervention maladroite. Saisir ce mécanisme aide à dédramatiser : il ne s'agit ni de paresse, ni de laisser-aller volontaire. La culpabilité, chez la personne comme dans son entourage, est rarement bonne conseillère. Bien souvent, la première étape utile consiste à en parler à un tiers neutre : un médecin, un travailleur social, une structure d'écoute.

Un trouble qui ne touche pas que les aînés

Plus visible chez les personnes âgées isolées, il s'observe aussi chez des adultes plus jeunes. Les causes sont variées et pas toujours identifiables : parfois aucun trouble sous-jacent évident, parfois une atteinte cognitive, une dépression, une souffrance psychique ancienne ou une addiction. Un deuil, une séparation, une perte d'autonomie ou une plongée dans la solitude peuvent jouer le rôle de déclencheur. Il n'existe donc pas de réponse unique, et chaque situation mérite d'être évaluée par des professionnels.

Aborder un proche sans le braquer

C'est la question la plus délicate, sans recette toute faite. Quelques principes aident cependant à être entendu. Partir de la personne plutôt que du logement, évoquer sa santé, son bien-être, son quotidien, évite de la mettre d'emblée sur la défensive. Certains mots ferment la porte (saleté, honte, débarras) ; d'autres l'entrouvrent (confort, sécurité, tranquillité). Avancer par petites étapes, proposer une aide concrète et limitée, respecter le rythme et le refus, préserver le lien plutôt que forcer : cela compte souvent plus qu'une action immédiate. Et il vaut mieux ne pas rester seul, en s'appuyant sur un médecin traitant, un travailleur social ou une structure spécialisée. Une première approche ne vise pas à vider le logement, mais à ouvrir une porte.

Quand la situation devient dangereuse

Lorsque l'insalubrité menace la santé de l'occupant ou la sécurité de l'immeuble, risque d'incendie, installation électrique dégradée, nuisibles, entassements instables, attendre n'est plus tenable. Plusieurs acteurs peuvent alors intervenir de front : l'accompagnement humain de la personne d'un côté, le traitement du logement de l'autre. En cas de suspicion de négligence grave envers une personne âgée ou en situation de handicap, le 3977, numéro national contre la maltraitance, propose une écoute gratuite et confidentielle et oriente vers les bons relais. En cas de danger immédiat, ce sont les numéros d'urgence habituels qui s'appliquent (15, 17, 18).

À qui s'adresser à Marseille

Marseille s'est dotée, ces dernières années, de dispositifs renforcés face à l'habitat dégradé. Voici les interlocuteurs à connaître.

Signaler un logement dégradé ou insalubre

La Ville de Marseille reçoit les signalements de logements dégradés ou dangereux ; le numéro 3013 permet de les transmettre. À l'échelle du département, un guichet unique en ligne existe depuis 2022, la plateforme Histologe des Bouches-du-Rhône (habitatindigne13.histologe.fr) : vous y décrivez la situation, joignez des photos, et le dossier est orienté vers le service compétent. Avant de signaler, un locataire est en principe invité à alerter d'abord son propriétaire, et un copropriétaire son syndic ; la mairie intervient en dernier recours, en cas de défaillance avérée.

La procédure d'insalubrité et de mise en sécurité

Le constat d'insalubrité est établi par l'Agence régionale de santé ou par le service communal d'hygiène et de santé (SCHS) de la Ville de Marseille, après visite et rapport. Selon la situation, un arrêté de mise en sécurité ou de traitement de l'insalubrité peut être pris, avec, le cas échéant, des travaux d'office. Lorsqu'un logement doit être évacué, le relogement temporaire incombe d'abord au propriétaire ; la Ville de Marseille peut s'y substituer si celui-ci fait défaut.

Plusieurs relais peuvent par ailleurs vous accompagner : le médecin traitant, qui connaît la personne et peut poser un premier regard médical ; l'ARS Provence-Alpes-Côte d'Azur, mobilisée sur l'habitat quand la santé des occupants est en jeu ; l'ADIL des Bouches-du-Rhône, qui renseigne gratuitement sur les droits et démarches liés au logement ; le Centre communal d'action sociale (CCAS) de Marseille et les services de solidarité du Département des Bouches-du-Rhône, premiers appuis sociaux de proximité. Selon que la personne est locataire, propriétaire, en logement social ou en copropriété, les démarches diffèrent : en cas de doute, l'ADIL 13 ou le CCAS peuvent vous orienter.

Les mesures de protection juridique

Quand une personne n'est plus en état de veiller seule à ses intérêts, le droit prévoit des mesures graduées : la sauvegarde de justice, souple et temporaire ; la curatelle, qui assiste sans déposséder ; la tutelle, plus complète pour les cas les plus lourds ; et l'habilitation familiale, qui autorise un proche à agir dans un cadre défini. Ces mesures sont décidées par un juge, sur la base d'un certificat médical circonstancié rédigé par un médecin habilité. Leur objectif n'est pas de priver la personne de sa liberté, mais de la protéger en respectant, autant que possible, sa volonté. Un point d'accès au droit, un service social ou un professionnel du droit peut vous guider dans ce choix.

Ce qui se passe une fois la décision prise

Lorsque la personne, sa famille ou les services compétents décident d'agir sur le logement, la remise en état se pense en lien avec l'accompagnement humain, jamais à sa place, pour éviter que la situation ne se reconstitue une fois les pièces vidées. Concrètement, une intervention respectueuse débute par un échange sur ce qui doit être conservé, papiers, photos, souvenirs, objets de valeur, avant tout tri. Suivent le désencombrement, un nettoyage approfondi, la désinfection des surfaces exposées, le traitement des odeurs et, si besoin, une action contre les nuisibles. La discrétion est essentielle : ces interventions touchent à l'intime.

Questions fréquentes

Le syndrome de Diogène est-il une maladie ?

C'est un syndrome, un ensemble de manifestations qui vont souvent ensemble, plutôt qu'une maladie unique. Il peut exister seul ou accompagner un autre trouble. Seul un professionnel de santé peut évaluer une situation donnée.

Peut-on forcer une personne à se faire aider ?

Le respect du consentement reste la règle. Contraindre est rarement possible et rarement souhaitable, sauf danger avéré et mesure de protection, dans un cadre encadré par la loi. Maintenir le lien et passer par un tiers de confiance est en général plus efficace.

Un proche semble concerné à Marseille, que puis-je faire ?

Vous pouvez signaler la situation à la Ville de Marseille (3013) ou via la plateforme Histologe des Bouches-du-Rhône si l'insalubrité présente un risque, alerter le 3977 en cas de suspicion de maltraitance ou de vulnérabilité, et, en copropriété, en informer le syndic. En cas de danger immédiat, ce sont les numéros d'urgence qui s'appliquent.

La personne refuse toute aide, est-ce sans issue ?

Non. Le refus fait partie du tableau et n'est pas définitif. Beaucoup de situations se débloquent après plusieurs tentatives, grâce à la patience et à l'intervention d'un professionnel de confiance. L'important est de ne pas rompre le lien.

Faut-il d'abord soigner ou d'abord nettoyer ?

Les deux se pensent ensemble. Nettoyer sans accompagnement humain expose à une reconstitution de la situation. Idéalement, la remise en état s'inscrit dans une prise en charge sociale et médicale.

Quand une remise en état devient nécessaire

Comprendre et accompagner passe le plus souvent avant tout le reste. Mais lorsqu'un logement marseillais doit être désencombré, nettoyé et assaini, cette étape demande un savoir-faire particulier, des équipements adaptés et une réelle délicatesse envers la personne et sa famille. C'est le métier de Nova Clean Diogène, qui intervient à Marseille et dans les Bouches-du-Rhône pour le débarras, le nettoyage approfondi et la décontamination des logements touchés par le syndrome de Diogène, dans le respect et la confidentialité. Si vous êtes confronté à une telle situation, vous pouvez nous contacter pour un échange sans engagement, en lien avec les proches et, lorsque c'est utile, avec les professionnels qui accompagnent déjà la personne.

Contacter Nova Clean Diogène pour un échange ou un devis à Marseille

Dernière mise à jour : juillet 2026. Page rédigée par les équipes de Nova Clean Diogène à partir de leur expérience et des dispositifs publics existants à Marseille et dans les Bouches-du-Rhône. Contenu fourni à titre d'information générale, ne se substituant pas à un avis médical, social ou juridique personnalisé.